Événementiel 4/4. RSE : le tourisme d’affaires en pente douce
Pour le tourisme d’affaires, les déplacements et les activités sont en mode mobilité douce, comme ici avec cette randonnée cycliste organisée par l’agence Erronda. Crédit : Erronda
Respect de l’environnement, impact territorial ou qualité de vie font partie des piliers de la RSE, la responsabilité sociétale des entreprises. En toute logique, ces critères viennent bouleverser le monde du tourisme d’affaires dont les acteurs s'adaptent à marche accélérée.
« Les professionnels ont toujours besoin de rencontres mais cela ne doit plus se faire au détriment de la RSE ». Les professionnels du tourisme d'affaires s'accordent tous sur ce constat. Certes l'événement professionnel s’organise toujours dans un but précis (motiver, fédérer ou récompenser), mais les moyens pour y parvenir ont évolué ces dernières années. « La RSE fait clairement partie du cahier des charges des entreprises », rapporte Virginie Miura, dirigeante de Terres & Cie, agence évenementielle estampillée Lucie Progress, le label RSE aligné sur la norme internationale ISO 26000.
« On nous demande moins de voyages lointains mais plutôt en France, le plus possible en train avec des modes de déplacement en mobilité douce sur place », précise la directrice adjointe. Cet intérêt porté à l’empreinte carbone générée est pris en compte par l’agence biarrote, notamment au travers de son Kit RSE. « Cet outil permet de calculer le bilan carbone et nous proposons également des compensations en local avec des options de reboisement ici et pas à l’autre du monde ».
L'apparition de nouvelles activités
.L’attention aux mobilités douces est également relevée par Alexis Gavillon. Au sein de l’agence Erronda, il propose systématiquement « des déplacements à pied pour des trajets de moins 30 minutes de marche. De même, les sports mécaniques sont moins à la mode, sauf s’ils sont en version électrique ». Car la prépondérance des critères RSE a aussi bouleversé le choix des activités pratiquées au cours d’un séminaire ou d’un teambuilding. « Aujourd'hui, on propose des activités dont on ne parlait pas il y a une dizaine d’années », estime sa consoeur, Florence Gonzalez. Nettoyage de plage, sylvothérapie ou fabrication d'hôtels à insectes sont autant d’exemples d’expériences proposées par son agence Le Tourisme Basque.
Le curseur de la RSE s’applique aussi dans le choix des prestataires. Du local et du circuit court, tel est le mot d’ordre. Ceci tant pour l’alimentation que pour les souvenirs à emporter. Exit donc les goodies fabriqués en Chine, désormais, pour les cadeaux remis aux participants, les entreprises exigent du local.
Le bien-être avant tout
La modération ne s’applique pas que dans les modes de déplacement. Selon Florence Gonzalez, une attention particulière est portée sur le gaspillage. Il s’agit de l’éviter et, lorsqu’il y a des restes, « nous donnons les aliments au Resto du Coeur ». Si le pied s’est levé sur la consommation de nourriture, la sobriété est également de mise au rayon boisson. « Il y a beaucoup moins d’alcool qu’auparavant dans les événements d’entreprise. Le midi, le vin est bien souvent supprimé de la pause déjeuner, quant aux soirées, les open bar avec alcool fort ne sont plus d’actualité ».
Dans ce cadre, la sobriété va de pair avec le bien-être des participants, élément devenu prépondérant dans l’approche globale de l'événement. « C’est la thématique principale, on nous demande de plus en plus des séances de yoga, des réveils musculaires ou encore des massages sur chaise », remarque Alexis Gavillon. Au cœur des dispositifs, la notion de bien-être se traduit également par la modularité des événements. Pas question d’imposer des contraintes aux participants, « désormais les gens peuvent choisir les activités auxquelles ils ont envie de participer, à leur rythme », ajoute Virginie Miura. Désormais, la qualité de l’expérience passe par le bien-être, par des moments de respiration, de détente et d’écoute de soi devient essentiel.
Cet article et ceux de cette série sont soutenus par un partenaire qui y appose un mot ou son expertise à la suite, sans pour autant avoir droit de regard sur l'article.
Le mot de notre expert partenaire :
Face aux enjeux RSE, les événements se recentrent sur la France. Le Connecteur répond à cette exigence : mobilité douce, production d'énergie propre, circuits courts, zéro déchet, ruches sur le toit, restauration locale et de saison. Un cadre écoresponsable structuré, pas une posture. Organiser un séjour professionnel au Pays basque, c'est aussi choisir un territoire à forte identité - entre influences françaises et espagnoles - qui offre une vraie rupture sans traverser l'Europe.
Maylis Cabanieu, responsable pôle commercial - Le Connecteur